J’ai arrêté de taper au clavier : je dicte, et l’IA me comprend enfin
Quand tu tapes sur ton téléphone, tu raccourcis. Pas par paresse : par manque de temps. Tu écris à l’IA « menu semaine 4 pers sans poisson » parce que tu as trois minutes, et que taper le reste en prendrait dix : que ta grande refuse le poisson depuis deux semaines, que le mercredi tu rentres à 20 h, que tu fais les courses le jeudi soir et que tu veux quelque chose de simple ce soir-là. L’IA ne connaît que la ligne que tu lui as tapée. Elle te répond avec un menu de magazine.
Ce que je vais te raconter est simple, presque bête : j’ai arrêté de taper, je dicte. Pas avec le micro du clavier, celui qui met des virgules au hasard. Avec un outil dédié, qui écrit proprement ce que je dis. Depuis, je raconte tout à l’IA, comme à une copine au téléphone, et ses réponses sont devenues les miennes.
Petite confession avant de commencer
Je tape vite. Vraiment vite. Et pourtant, quand j’écris à l’IA, je raccourcis comme tout le monde, parce que j’ai toujours autre chose à faire en même temps. Je résume ma famille en une ligne, je saute les détails qui comptent. Résultat : des réponses correctes, jamais les miennes. Je pensais que le problème venait de l’IA. Il venait de ce que je lui donnais.
L’idée, en une phrase
Tu ne tapes pas ce que tu sais, tu tapes ce que tu as le temps de taper. Quand tu tapes, tu résumes. Quand tu parles, tu donnes tout, et l’IA travaille enfin avec ta vraie vie.
Bascule : le jour où j’ai parlé au lieu d’écrire
J’utilise Wispr Flow. Je l’ai installé d’abord sur mon ordinateur, puis sur mon téléphone, et c’est devenu le geste que je fais le plus souvent dans la journée : une touche, je parle, le texte apparaît dans la case, propre et ponctué, sans un seul « euh ». Ce qui m’a surprise, ce n’est pas la vitesse. C’est que ce que je dis à l’IA a triplé de longueur sans que j’y pense. Je raconte, comme je le dirais à une amie : « Cette semaine c’est un peu particulier. Jeudi je finis tard, donc ce soir-là il faut un truc que les enfants peuvent commencer sans moi. Mardi la petite a orthophoniste à 17 h, à l’autre bout de la ville, donc mardi soir c’est forcément rapide. Et le mercredi je suis seule à gérer, j’ai envie de quelque chose de simple, pas de vaisselle à n’en plus finir. Ah, et la grande ne mange plus de poisson, ne me propose pas de poisson. » Quarante secondes à dire. Jamais je n’aurais tapé le « à l’autre bout de la ville » ni le « pas de vaisselle à n’en plus finir », et ce sont exactement les détails qui font qu’un plan tient.
L’outil adapte aussi le ton : dicté dans un mail, ça sort en phrases posées ; dicté dans une messagerie, ça reste léger. Je ne relis presque plus. Et là où la dictée de mon téléphone confondait les prénoms de mes enfants une fois sur deux, celle-ci les écrit juste, même avec le bruit de la hotte.
La version gratuite existe, avec un quota de mots par semaine, et pour l’usage dont je te parle ici, dicter tes demandes à l’IA et quelques messages, elle suffit. J’ai fini par passer en payant parce que je m’en sers pour tout, mails du travail compris. C’est toi qui verras si tu en arrives là ; tu n’as rien à sortir pour essayer.
Petite transparence : le lien ci-dessous est un lien partenaire, une petite commission pour moi si un jour tu passes en payant, rien de plus pour toi. Je ne recommande que ce que j’utilise, et je te dis toujours d’abord comment faire sans payer : ici, la version gratuite.
Installe-le d’abord sur ton ordinateur, c’est là que tout se configure et que tu verras la différence tout de suite. Le téléphone vient ensuite, avec le même compte. Essayer Wispr Flow, version gratuite
Anticipe : ce que je dicte maintenant, et que je ne tapais jamais
Une fois que parler ne coûte plus rien, tu donnes à l’IA ce qu’elle n’avait jamais. Voilà ce que je fais chaque semaine dans Claude. Tout ce que je te montre a été pensé et testé avec lui, la version gratuite suffit ; ça tourne aussi avec ChatGPT ou Gemini, mais c’est dans Claude que j’ai préféré le résultat. Je colle mon Brief Famille, la page qui lui dit une fois pour toutes qui nous sommes, puis je dicte ce qui change :
Voilà mon Brief Famille. [colle-le] Maintenant, ce qui est particulier cette semaine, je te le dis en vrac et tu tries : [dicte une minute : les rendez-vous, les soirs où tu rentres tard, ce que les enfants refusent en ce moment, quel jour tu fais les courses]. À partir du brief et de ça, propose-moi le plan de la semaine avec les repas, puis la liste de courses rangée dans l’ordre de mon magasin. Si quelque chose n’est pas clair ou s’il te manque une information, pose-moi la question avant de proposer, ne suppose rien.
Le résultat n’a rien à voir avec « menu semaine 4 pers sans poisson ». Il connaît le jeudi tardif et le mercredi où je suis seule. Il ressemble à ta semaine. Le Brief Famille, si tu ne l’as pas encore, je te l’envoie, c’est cadeau.
Allège : les trois usages qui m’ont rendu du temps
Le premier, ce sont les réponses que je repoussais. Le message à la maman de l’anniversaire, celui au club de théâtre : je les dictais dans ma tête depuis deux jours sans les taper. Maintenant je les dis à voix haute en rangeant le lave-vaisselle, je relis une fois, j’envoie. Une chose de moins qui tourne.
Le deuxième, c’est le Brief Famille lui-même. Les dix questions que l’IA te pose pour te connaître, je les ai faites en dictant. Dix minutes, en parlant comme à une copine, au lieu d’une demi-heure de pouce. Si tu ne l’as pas encore, je te l’envoie, c’est cadeau, tout est expliqué dedans.
Le troisième, ce sont les notes du soir, celles qui me réveillaient à 3 h du matin. « Penser à réinscrire la grande au théâtre avant le 15. » « Demander à la nounou si elle peut jeudi. » Dites à voix haute dans un fil avec l’IA, elles sortent de ma tête et atterrissent quelque part où je les retrouve. Je raconte la méthode complète dans mon article pour vider sa charge mentale avec l’IA.
Ce que ça n’est pas
Ce n’est pas un gadget pour parler à ton téléphone dans la rue, et ce n’est pas un outil d’organisation de plus à entretenir. Rien à ranger, rien à mettre à jour. C’est un clavier qui écoute. Si tu sais parler, tu sais t’en servir.
Une réserve honnête : dicter demande un endroit où tu peux parler. Dans le bus, à la réunion de parents, tu retapes. Et les premiers jours, tu vas te sentir bête de parler à ton ordinateur. Ça passe en une semaine, à peu près au moment où tu te surprends à dicter un texto de trois lignes que tu aurais réduit à « ok ».
Pourquoi ça change vraiment quelque chose
Tout ce que je fais avec l’IA à la maison repose sur une seule chose : ce qu’elle sait de nous. Tant que je tapais, elle en savait le dixième. Depuis que je parle, elle a la vraie version, avec les détails qui font qu’un plan tient ou s’effondre le mardi soir. Je n’ai pas appris un outil de plus. J’ai arrêté de me censurer. Une chose en moins dans ta tête.
En résumé
Taper, c’est raccourcir, et l’IA ne travaille qu’avec ce que tu lui donnes. Dicter avec un outil dédié, d’abord sur l’ordinateur, te fait tout dire en trente secondes, et ses réponses deviennent les tiennes. Version gratuite pour commencer, rien à entretenir. Et le Brief Famille pour qu’elle connaisse ta famille une fois pour toutes. Si tu veux ce Brief, je te l’envoie, c’est cadeau.
Le prompt de cet article marche dix fois mieux avec ton Brief Famille : je te l’envoie, c’est cadeau.
Questions fréquentes
La dictée vocale de mon téléphone ne suffit pas ? Pour trois mots, si. Pour raconter ta semaine, elle bute sur les prénoms, oublie la ponctuation et te laisse tout relire. Ce qui change avec un outil dédié, c’est que tu ne relis presque plus, alors tu parles plus longtemps, et c’est cette longueur qui change les réponses de l’IA.
Est-ce que je dois payer ? Non. La version gratuite a un quota de mots par semaine, plus large sur ordinateur que sur téléphone, et pour dicter tes demandes à l’IA et quelques messages, il suffit. Tu passeras en payant seulement si, comme moi, tu finis par dicter tout ce que tu écris dans la journée.
Et la confidentialité de ce que je dicte ? Ce que tu dictes passe par les serveurs de l’outil pour être transcrit, comme avec la dictée de ton téléphone. Reste au niveau du quotidien, pas de mot de passe ni de numéro de carte à voix haute, et va dans les réglages désactiver ce que tu ne veux pas partager. C’est la même règle que pour tout ce que tu confies à une IA.
